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La première guerre d'Irak pour les nuls

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12-12-2015 - 15:1118-01-2017 - 10:37

Je commence par dire tout de suite que ce post est incomplet. Il faut que j'y apporte force démonstrations pour que le lecteur puisse y puiser force conviction. Je suis aussi désolé pour toutes les fautes d'accents ce qui résulte également du bug dont je parle plus haut.

Cet effort de documentation avait été réalisé mais un bug informatique m'a fait perdre tout le travail de préparation. Qu'à cela ne tienne, je vais vous présenter la trame de manière simplifiée et viendrai étoffer la thèse au fur et à mesure. Voici donc la pièce en quelques actes ?

Acte 1 : Mossadegh souhaite nationaliser le pétrole iranien. Nous sommes en 1951. Cette nationalisation va à l'encontre des intérêts britanniques qui contrôlent le pétrole iranien via l'ancêtre de BP {REF}.

Acte 2 : les Britanniques font appel à leur allié américain pour faire entendre raison aux Iraniens. La CIA organise un véritable coup d'état avec l'op?ration Ajax : Mossadegh est destitué; on met à sa place le Shah d'Iran, marionnette des Américains{REF}.

Acte 3 : En Égypte, Nasser tente de nationaliser le canal de Suez, fatigué de voir passer devant son nez tous les supertankers du monde (et les dollars qu'ils représentent). C'est la crise de 1956 (opération Kadesh en réminiscence de la bataille de Kadesh dans laquelle Ramses 2 s'était opposé aux Hittites). C'est un échec militaire et économique pour l'Égypte, mais un succès politique inattendu : l'Égypte fut soutenue par les deux blocs antagonistes de l'époque, les États-Unis d'une part, le bloc soviétique de l'autre. L'URSS s'engouffre dans la région en prêtant un soutien d'ampleur à Nasser {REF}. Ce succès politique encourage d'autres pays de la région à tenter de se libérer du joug de l'Occident. Les années passent, les pays du pétrole veulent s'organiser, et ils sont encouragés par le succès égyptien. Ils créent l'OPEP en 1960, à … Bagdad. Dans un premier temps, s'unissent ainsi 5 pays : l'Arabie Saoudite, l'Iran, l'Irak, le Koweït et le Vénézuela. L'OPEP, à l'époque, n'a aucune influence. Soviétiques et Égyptiens créent le barrage d'Assouan donnant ainsi naissance au lac Nasser. Il s'agit d'un projet que Nasser avait entamé dès 1954. Le barrage est construit en 1970, et les soviétiques ont donc solidement pris pied dans la région ! Cela ne plait pas aux Américains ! Les Irakiens vont également chercher un soutien auprès des Soviétiques (l'Irak signe un traité d'amitié en 1972 avec l'Union Soviétique). Les années passent et survient la révolte en Iran (1979). Le Shah est chassé du pouvoir. L'ayatollah Khomeiny revient de son exil français de Neauphle-le-Château le 1er février 1979. Nous passons d'un état démocratique (Mossadegh) en 1951, à un état totalitaire et corrompu (le régime du Shah) de 1953 à 1979, à un état religieux fondamentaliste (Khomeiny) en 1979. Les intérêts Américains sont particulièrement visés en Iran. C'est le sac de l'ambassade Américaine de Téhéran avec la fameuse histoire des otages (4 novembre 1979). L'Iran est présenté sur la scène internationale comme le centre du mal. L'Iran, et sa révolution religieuse, fait peur à tout le monde occidental.

Acte 4 : il est temps de freiner cette révolution iranienne dont on a peur qu'elle inspire d'autres nations arabes. l'Occident exacerbe les tensions entre 2 frères ennemis : les Irakiens, sunnites, et les Iraniens, chiites. l'Occident se sert donc de Saddham Hussein pour le lever contre l'Iran. On arme à outrance Saddam en lui promettant tout le support possible, on freine ainsi l'expansion dans la région de l'ours soviétique : on fait d'une pierre deux coups. Saddam, armé comme jamais, déclare la guerre à l'Iran, une guerre qui durera 8 ans (du 22 septembre 1980 au 20 août 1988). Triple bienfait pour les Occidentaux : ils gardent la main-mise sur le pétrole, ils reprennent pied dans la région au détriment du bloc soviétique (en plein effondrement), ils vendent des armes, vraiment beaucoup d'armes (et donc … beaucoup d'argent à la clef). Saddam s'inquiète de tant de dettes pour son armement {REF} Les Occidentaux le rassurent et font pression sur le Koweït pour organiser le financement de l'effort de guerre irakien {REF}.

Acte 5 : les peuples iranien et irakien sont épuisés. Saddam veut signer la paix (20 août 1988). Tout le monde s'accorde sur le sujet, y compris les Occidentaux qui, au passage, remercient Saddam Hussein. Les félicitations officielles sont une chose, les dettes à payer (effort de guerre) en sont une autre. On invite gentiment Saddam à payer l'armement qu'on lui a fourni {REF}. Une fois encore on organise la demande de remboursement via le Koweït. Saddam rétorque que son pays est exsangue (une dette pharaonique équivalant à 150 % de son produit intérieur brut), qu'il n'a pas les fonds nécessaires. On lui fait comprendre que la richesse du pays vient de son pétrole et que, by the way, il y en a vraiment beaucoup au Koweït, cette petite langue de terre qui, d'ailleurs, appartenait dans le temps au grand empire irakien. Saddam voit une diplomate Américaine, April Glaspie, qui lui fait comprendre que si l'Irak attaquait le Koweït, les États-Unis n'y verraient qu'une banale affaire intérieure et n'interviendraient pas {REF} : on fait comprendre mais on ne dit pas ! Le piège est cependant en place.

Acte 6 : Saddam envahit le Koweït en août 1990. Il est utile à ce stade de rappeler que l'empire soviétique est en pleine décomposition, ce qui donne au contexte international un certain contour. La communauté internationale s'insurge, vitupère, menace. Saddam ne comprend plus : lui, l'allier de l'Occident dans sa lutte contre le fanatisme religieux, est maintenant honni. Une méga-coalition naît (coalition de 34 états), c'est la première guerre d'Irak (aussi appelée première guerre du Golfe) dont le prétexte était de libérer le Koweït. Saddam se fâche, il a bien compris qu'il était le dindon de la farce, il enflamme les puits de pétrole koweïtiens {REF} dont il a finalement compris qu'ils étaient le seul et véritable enjeu. Le pétrole, toujours le pétrole ! L'Occident se retrouve à nouveau vainqueur : la coalition internationale a détruit le gros de l'armement irakien, il a mis main basse sur quantité de pétrole koweïtien, contrôle l'Irak (et donc ses réserves pétrolières) , il s'est érigé comme arbitre de la région.

Vous connaissez maintenant la trame de cette guerre, une guerre du pétrole !


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